L’adhésion de la France au Partenariat des Gouvernements Ouverts nous engage, tous ensemble, vers plus de démocratie

[Communiqué de Presse]

L’adhésion de la France au Partenariat des Gouvernements Ouverts nous engage, tous ensemble, vers plus de démocratie
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Open Knowledge Foundation France, jeudi 24 avril 2014

La France a officiellement annoncé sa volonté d’adhérer au Partenariat des Gouvernements Ouverts (Open Government Partnership, OGP), une initiative internationale visant à promouvoir une plus grande transparence et responsabilité des États, une plus forte implication des citoyens et une meilleure collaboration entre les différents acteurs de la société. Plus de 60 pays sont aujourd’hui membres de cette initiative lancée en 2010.

Open Knowledge Foundation France s’est prononcée à plusieurs reprises en faveur de l’adhésion de la France à l’OGP[1]. Nous nous félicitons donc de cette annonce qui nous engage, tous ensemble, vers plus de démocratie.

L’adhésion de la France à l’OGP l’oblige à définir, en collaboration avec la société civile, un plan d’actions pour une gouvernance plus ouverte et inclusive. La mise en œuvre d’un tel programme est ensuite évaluée au bout de deux ans, et le cycle ainsi réitéré.

L’adhésion d’un pays au partenariat n’offre donc aucune assurance sur les efforts et résultats en termes de gouvernance ouverte. Mais l’initiative propose un outil innovant de dialogue et de réforme multi-acteurs dont nous devrions nous saisir. De plus, en adhérant à l’initiative, la France reconnait que ses citoyens sont en droit d’être mieux impliqués dans les décisions publiques. À nous donc de faire valoir nos droits.

Une gouvernance ouverte est fondée sur le partage et la réutilisation des informations publiques. Cela suppose des citoyens capables d’appréhender les informations, de leur donner du sens et de les communiquer. Ces enjeux représentent la raison d’être de notre association. Nous continuerons à y répondre.

Open Knowledge Foundation France souhaite également être force de proposition pour une gouvernance plus ouverte. Et sans attendre la définition du plan d’actions, nous pensons que la France peut d’ores et déjà agir.

C’est pourquoi nous demandons la mise en ligne au plus vite et en open data des jeux de données suivants :

  • Données sur les entreprises (registre SIRENE)
  • Données détaillées sur les dépenses publiques

Nous considérons qu’un accès libre à ces données est essentiel pour l’exercice de notre citoyenneté et le bon fonctionnement de notre société et de notre économie.

Contact Presse : contact@okfn.fr

 

[1] https://fr.okfn.org/2013/11/12/retour-sur-le-sommet-de-lopen-government-partnership/

[2] La France s’est engagée, via la charte du G8 sur l’open data, mais également à travers ses positions au niveau européen en faveur de la lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, à ouvrir son registre des entreprises et à y adjoindre un registre spécifique sur les détenteurs réels des entreprises.

[3] Plusieurs pays mettent désormais à disposition leurs données de dépenses publiques au niveau transactionnel, c’est à dire à un niveau de détail suffisant pour permettre l’analyse de chaque transaction monétaire effectuée (cf. Open Data Index). C’est la seule maniére pour les citoyens de pouvoir contrôler les comptes publics et la bonne exécution du budget.

 

 

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